
Dans une alarme sans fil, aucun câble ne relie les détecteurs à la centrale : la liaison est radio, sur des fréquences dédiées, et chaque élément vit sur ses propres piles. C'est ce qui la rend posable en rénovation en une demi-journée, et c'est aussi ce qui déplace les points de vigilance : portée, autonomie, brouillage.
La protection périmétrique surveille les ouvertures. Un contact magnétique en deux parties, l'une sur le dormant, l'autre sur l'ouvrant : dès que l'aimant s'éloigne, l'alerte partent. Elle a l'avantage de prévenir avant l'intrusion, et l'inconvénient de ne rien voir d'un intrus déjà entré.
La protection volumétrique surveille les pièces. Un détecteur infrarouge passif repère la signature thermique d'un corps en mouvement dans son cône de détection. Placé en angle, à deux mètres 20, orienté perpendiculairement au sens de passage, il couvre une pièce entière. Les modèles à immunité animale ignorent une masse au sol jusqu'à 20 ou 30 kilos.
Les deux se combinent dans la plupart des installations : périmétrique sur les accès, volumétrique sur les couloirs et le séjour. C'est ce qui permet de garder une partie du système actif la nuit pendant qu'on dort dans la maison.
Les portées annoncées par les fabricants (100, 200 mètres) se mesurent en champ libre. Dans une maison, un mur en béton armé coûte deux étages de portée, une dalle avec plancher chauffant aussi, et un bâti en pierre épaisse fait tomber le signal bien plus vite qu'une cloison en plaque de plâtre. Le relevé se fait sur place, détecteur en main, avant de fixer quoi que ce soit.
Quand la liaison ne passe pas, un répéteur radio relaie le signal. Il faut alors le prévoir dès le devis : ajouté après coup, il coûte le déplacement.
Les piles au lithium d'un détecteur tiennent 2 à 4 ans selon le trafic devant lui. La centrale signale chaque pile faible, à condition qu'on regarde. La sirène extérieure, elle, consomme davantage et s'use plus vite : c'est l'élément à contrôler en premier.
Un bon système s'autosurveille : il détecte l'ouverture d'un boîtier, l'arrachement, la perte de liaison avec un détecteur et le brouillage radio. Sans ces fonctions, un détecteur mort passe inaperçu pendant des mois.

Une sirène qui hurle dans une rue vide ne sert à rien. C'est la transmission qui fait la différence : appel et message sur téléphone par module GSM, ou envoi par la connexion internet du logement. La box est le maillon fragile, coupez le courant et elle s'éteint, d'où l'intérêt d'un secours par carte SIM, qui fonctionne indépendamment.
Avec un contrat de télésurveillance, l'alerte arrive chez un opérateur qui procède à une levée de doute par écoute ou par image avant d'envoyer un agent. Comptez 25 à 50 euros par mois, et lisez la durée d'engagement : 3 ans est la norme, et le matériel reste parfois la propriété du prestataire.
Un kit sans fil du commerce, trois détecteurs et une sirène, se trouve entre 2 et 500 euros. Une installation posée par un professionnel, avec matériel certifié NF&A2P et une dizaine d'éléments, se situe entre 800 et 2 500 euros. La certification à deux boucliers suffit au résidentiel ; au-delà, on paie une résistance à des attaques qui ne visent pas les maisons.
Le poste que personne n'anticipe est l'exploitation : les fausses alarmes. Une temporisation d'entrée trop courte, un détecteur face à une baie vitrée ensoleillée, un rideau dans un courant d'air, et le système finit débranché au bout d'un an. Le réglage compte autant que le matériel.